Samedi 19 août 2006

Le samedi soir, il y a 2 choses à faire à Almaty… Les discothèques ou les bains Arasan, la différence d'âge est significative, je vous laisse deviner dans quel sens ! Nous choississons donc le sauna et y allons avec JB, affranchi des rites locaux après 4 années passées au Kazakhstan. De l’extérieur, le bâtiment abritant les saunas ressemblent à un gigantesque bunker, témoin de la grande époque de l’architecture soviétique avec ses masses de béton cubiques… A l’intérieur, c’est un dédale de marbres dans lequel vont et vient une foule d’hommes plutôt âgés (nous devons être parmi les plus jeunes), les uns nus, les autres portant le léger drap que l’on nous a remis à l’entrée. Organisé en plusieurs étages, nous allons de sauna en sauna, variant les températures de cuisson ! Les refroidissements se font, après une douche pour l’hygiène, dans la piscine, de forme circulaire sous un dôme, de quelques 15 m de hauteur. L’ensemble, dans un style très soviétique pompeux, a pris avec la patine des ans un certain charme vieillot qui rend le lieu plutôt agréable… JB nous emmène vers la salle de massage qui, avec ses bancs en marbre fait penser au premier abord à une morgue ou une boucherie… pas très engageant ! Il nous conseille un « complet », ce que nous nous empressons, bien sûr, de réserver auprès du plus costaud des masseurs ! Dans complet, y'a tout, des orteils à la tête... et c'est pas des tendres les gars. Mais au final c'est plutôt relaxant et je ne n'imaginais pas une telle souplesse de certain membres !

Par Z - Publié dans : Le reste!...
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Jeudi 17 août 2006

En route pour un week-end à Almaty avant le retour sur Paris. Cette ville, fondée en 1854 par les russes à l’emplacement d’une ancienne oasis située sur la route de la soie, s’étend, nonchalante au pied du massif des Zailiysky Alatau, derniers contrefort, au nord, de l'Himalaya. A l’origine dénommée Alma Ata (père des pommes), elle devint Almaty en 1991 lors du démembrement de l’URSS. Pour rejoindre Almaty, outre les inévitables 3h de voitures sur la route entre le site et la première ville décente, Shimkent, nous optons cette fois pour le train de nuit pour rejoindre Almaty. Deux options s’offrent à nous, le vieux train russe ou le train espagnol, plus moderne… 4h30 de différence entre les deux, je vous laisse deviner dans quel sens ! Quand je dis ça aux collègues kazakhes, ils me répondent "mais pourquoi? Il y a l'avion!". En effet, mais dans l'avion il n'y a pas la petite babouchka qui te vend sa cuisine ! Ahhhh, les touristes... Nous arrivons à la gare de Shimkent assez tôt pour faire quelques courses auprès des nombreuses vendeuses qui, réparties tout au long des quais, proposent de tout. Une babouchka nous propose ainsi quelques oignons que nous dégusterons avec nos bières !

On a en effet chargé la tablette du compartiment de bières… après un peu plus d’un mois, j’ai le gosier sec, marre de l’eau minérale ! Aussitôt installés dans le compartiment, nous attaquons l’apéro. On sera très vite rejoint par 2 français en ballade croisés dans le couloir du wagon. Ils sont expats à Séoul et ont pris des vacances en Asie Centrale.

Certes, il faudra 17h pour rejoindre Almaty mais ce vieux train russe est très agréable par son intérieur chaleureux, fait de moquettes, de formica et de boiseries. Cette atmosphère au parfum nostalgique me rappelle un peu un autre vieux train, le Lunatic Express entre Mombasa et Nairobi. Dans chaque wagon, un steward s’occupe des passagers et tient en permanence de l’eau bouillante dans une vielle chaudière à bois. On peut ainsi déguster le tchaï (le thé) à toute heure. Après le dîner dans le wagon restaurant, fait de borsch (soupe aux choux, si si…) et de bières (bein, là, on s’est un peu lâchés !), nous rejoignons nos compartiments pour cuver… Mais avant de se coucher, les vendeuses de peaux et fourrures montées à la dernière station viennent nous démarcher... Bonne partie de fou rire avec elle et je repars avec une toque pour l'hiver (encore un touriste qui s'est fait avoir !).

Je partage mon compartiment avec un kazakhe, déjà endormi quand j’arrive. Je plonge assez vite dans une torpeur, tranquillement bercé par le takatak irréguliers des roues sur les rails un peu disjoints, avant d’être réveillé par mon voisin qui ronfle comme un sonneur (j’sais pas d’où ca vient c’t’expression mais j’aime bien la formule) dès que le train s’arrête. Une chance que ca ne soit pas quand on roule ! C’est le genre de co-turne pratique si tu ne veux pas louper ton arrêt en pleine nuit… Je me rendors vite en priant qu’il n’y ait pas trop d’arrêts…

L’arrivée à Almaty vers 9h du matin est un peu brumeuse malgré un grand soleil dans un ciel bleu… Après être passés au bureau et une réunion avec des géologues kazakhes, on se retrouve avec qqs collègues dans un restaurant géorgien où l'on se régalent de plats traditionnels tout en préparant le programme du week-end. Jaenna, interprète parlant parfaitement l’anglais se joint à nous. Ce sera donc shopping (dont le Tsum, énorme « BHV » à la russe), sauna samedi soir et ballade à la montagne dimanche !

Par Z - Publié dans : Le reste!...
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Vendredi 11 août 2006

Allez jeter un œil dans dans Kazakhstan 2 : piquenique et cerf volant sur la dune du Pilat kazakhe, un lac salé asséché ou la dernière chute de neige, croisé Corto Maltese sur le champ de puits par une nuit noire intemporelle, reconnaissance de forages au GPS, sondeuses au clair de lune (on bosse quand même…) et encore des couchers de soleil…

до скорого !
Par Z - Publié dans : Le reste!...
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Mardi 1 août 2006

La dernière fois que je suis monté sur un cheval c’était avec mon pote Stéphane du côté d’Ushuaïa… Malgré deux belles chutes au cours d’une rando dans la forêt primitive de Terre de Feu, j’en gardais un excellent souvenir, aidé en cela par les leçons d’Angelo qui travaillait là-bas comme moniteur d’équitation. Ca m’avait donné envie d’approfondir le sujet ! Aussi, quel plaisir de découvrir à mon retour ici un… cheval. La carne kazakhe allait-elle être différente de la carne argentine !?

Nous n’avons pas encore trouvé comment se met la selle… Bon, ok, j’en vois déjà qui rigolent (Hélène, sois indulgente… Inès, arrête de te marrer !). Mais ca ne nous empêche pas de monter à cru ! La ballade dure moins longtemps, non pas que la carne fatigue, mais c’est plutôt mon postérieur qui demande une pose régulière… On a quand même réussi à mettre le mors (comment ca s’écrit ça !?), ca aide pas mal pour s’arrêter J. Et puis j’ai compris tout l’intérêt de ne pas couper la crinière. Car lorsque tu pars au galop, sans selle et sans étriers, c’est un peu le seul truc qui te retient au cheval !... si tu as réussi à l’agripper à tant, sinon… Et puis évidemment, c’est un cheval qui ne comprends que le kazakhe… alors les « yahaaa yah!… » et les « kseu kseu ! » pour avancer ca le fait moyen. Ca marchait donc plus ou moins bien jusqu'à ce que le cuisinier kazakhe nous donne enfin le mot magique : TCHOU !!!

Par Z - Publié dans : Le reste!...
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Dimanche 30 juillet 2006

Reprise des cours de russe avec la prof Goulchat. Assez content de moi, je n’ai pas oublié l’alphabet cyrillique et les quelques mots que j’avais appris lors du premier séjour ! Je commence à aligner 3 mots et j’essaie de les employer dès que je m’adresse aux kazakhes ou aux russes... Mais le matin c’est particulièrement confus… Je ne sais pas pourquoi. Mal réveillé, peut-être que la langue maternelle domine encore le cerveau. Du coup, les mots ont du mal à se frayer un chemin et ca sort un peu en vrac et parfois en espagnol ! Va savoir…

Ah ! L’angoisse du petit déjeuner lorsque tu te retrouves devant la cuisinière russe, bredouillant à la recherche du mot russe pour dire « orange » ! Mais il y a un progrès par rapport à ce temps où je disais bonsoir à tous mes collègues à 8h du matin... la honte que je me tapais... L’alphabet cyrillique :

 

А Б В Г Д Е Ё Ж З И Й К Л М Н О П Р С Т У Ф Х Ц Ч Ш Щ Э Ю Я

 

* Bonjour !

Par Z - Publié dans : Le reste!...
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Samedi 29 juillet 2006

Le rythme de vie sur la base est très régulier, presque monotone, alors des petits évènements inhabituels prennent de l’importance. Comme un dîner sous la yourte au champagne kazakh ! C’est mon premier dîner en dehors du site et ca change des baraques de chantier… La yourte loge d’ordinaire une famille entière mais celle-ci est aménagée en salle à manger. Les tapis aux murs et au sol ont été conservés et le rituel de l’adraspan a été respecté comme me le raconte Kuat, collègue géologue kazakh. Il consiste à ramasser juste avant le lever du soleil cette plante, qui a des vertus bienfaisantes, en chantant une sorte de prière. Elle est ensuite accrochée dans la yourte et doit amener paix et santé sur le foyer.

 

Par Z - Publié dans : Le reste!...
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Jeudi 27 juillet 2006

La géologie est traditionnellement un monde masculin, pour ne pas dire macho… Mais cela évolue depuis une vingtaine d’année avec l’arrivée de femmes dans un métier, qui, dans le même temps demande de plus en plus de compétences intellectuelles (hasard ?... Messieurs prenons garde !). Mais au Kazakhstan, le poids des années soviétiques se fait encore sentir et l’hymne russe des géologues est significatif à ce point de vue. A défaut de vous chanter la chanson, voici les paroles. Il faut les imaginer reprises par les voix du chœur de l’armée rouge pendant qu’un synthé au son eighties joue au rythme d’une marche de la légion étrangère... Je vous laisse imaginer le tableau. Plutôt efficace comme préparation psychologique à l’exploration des grandes steppes…

La chanson du géologue russe (la traductrice a parfois eu des difficultés…)

Tu es parti pour les steppes ardentes,
Je suis parti en mission dans la taïga,
Au-dessus de toi seul le Soleil brille,
Au-dessus de moi seuls les cèdres enneigés.

Refrain :

 Mais le chemin est long et va loin,
On ne peut revenir en arrière,
Tiens bon, géologue,
Tiens ferme, géologue !
Toi, mon frère au Soleil et au vent.

Pour les adieux aux cieux azurés,
A l'eau froide et limpide,
A notre chère étoile polaire bleutée,
Nous nous sommes juré fidélité.
Refrain

C'est mieux que je ne rencontre nulle part d'ami,
Nous les géologues restons entre nous deux,
Nous savons que dans la vie le minerai est cher,
Et le distinguer de la gangue stérile.
Refrain

Je suis serein dans la marche difficile,
Tu es avec moi au long de ma chanson,
Trempé par le froid, le vent ou la chaleur torride,
Seul l'amour est le plus solide et le plus fort.


Paroles : S Grebennikova et N Dobronravova
Musique: A Pakhmoutoaoï

Par Marc - Publié dans : Le reste!...
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Mardi 25 juillet 2006

De retour au Kazakhstan pour un été au climat assez agréable, la température oscille autour de 40°C sous un ciel très bleu. Une légère brise venue de je ne sais où et un air très sec rendent même supportable les pics à 45°C... Je prends plaisir à me laisser caresser par le souffle chaud du vent. Cela change de cette chaleur moite que l’on a en France !

En juillet, l’Akim (maire de la région) a offert à notre directeur général un cheval pour maintenir les bonnes relations ! Il a donc fallu lui construire un abri, le nourrir, et lui trouver un dresseur car il n’avait pas du obéir à un homme depuis quelques temps ! Pour l’instant, il est peu nourri pour le rendre moins fainéant avant une reprise en main ! Je n’y connais rien mais ici ils devraient maîtriser… Vivement qu’il soit sellé !

 

Par Marc - Publié dans : Le reste!...
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Mardi 25 juillet 2006

Nuit irréelle à 10.000 mètres quelque part au-dessus de l’Ukraine. A neuf cent km/h, nous croisons les grandes plaines d’Europe de l’Est à la recherche des steppes d’Asie Centrale quand une lune rouge apparaît sur l’horizon… se faufilant entre les lumières de rares villes et la voûte céleste brillante de milliers d’étoiles. Paysage surprenant que cette lune incandescente vue de dessus ! Il est rare de la voir ainsi. Mais alors que nous progressons vers l’Est, elle poursuit sa révolution et bientôt joue à notre hauteur, cette fois dans un éclat d’une blancheur froide, avant de nous dépasser, effaçant au passage la nuit étoilée. La musique d’Ismaël Lo (Jammu Africa) transcende complètement cette scène, en faisant un de ces moments rares où l’on se sent une énergie et un optimisme sans limite, un moment d’anti-gravité ou tout semble possible, un moment de flottement dans l’éther comme si notre course vers l’Est à la rencontre des fuseaux horaires figeait pour un temps infime cette petite horloge qui m’obsède tant…

Par Marc - Publié dans : Le reste!...
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Dimanche 16 juillet 2006

Pendant que la France a peur... de la canicule en ce we du 14 juillet, nous nous retrouvons dans le seul trou ou il pleut ! Le Cantal pour un picnic mémorable et une soirée impro à Pierrefort. Bravo à Clément et la troupe d'impro des CARaFes (http://www.lescarafes.com/) pour leur première tournée en province où ils rencontrèrent un succés sans précédent (...). Allez les voir ! Et un scoop tout chaud, bientôt le retour de "Pension complète" sur la Scène Nationale du Perreux !

 

Par Marc - Publié dans : Le reste!...
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